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FIRE  &  ALIVE  TOUR / Canadian Music Week 2015 / BLOG

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J1 - CANADA, A NOUS DEUX !

May 6, 2015

Il est 5h, Toronto ouvre à peine les yeux. On l'a vue en arrivant en avion, la ville est une étendue plate de plusieurs dizaines de kilomètres, une grosse Bertha de l'Amérique du Nord. Je suis sûr qu'elle dort et qu'elle dort bien, mais qu'une fois qu'elle est lancée elle est inarrêtable. La lune n'est pas loin d'être pleine et le café refroidit lentement. Bientôt la maison sera bien éveillée, il y aura du bruit et de l'excitation, on servira des cafés des thés, des petits dej en pagaille, ça hurlera presque à tous les étages, montant les marches quatre par quatre pour chercher ce qui nous manque dans nos bagages et il sera dans les alentours de 7h30, heure locale, 13h30 heure française. Le décallage opère…

 

Profession JetLagger. 

Dans le groupe on commence à être rodés aux départs en avions - c'est la troisième fois en deux ans qu'on s'organise et qu'on s'expatrie le temps d'un éclair en Amérique du Nord - alors bon, c'est un plan qui se déroule sans accrocs. Autant la première fois, on avait eu très chaud avec un oubli de passeport (d'un des membres dont je tairais le nom pour laisser du suspens) et la deuxième avec un passage aux douanes de Toronto qui s'est avéré une épreuve longue et douloureuse. Rester deux heures à l’aéroport après une dizaine d’heures de vol et discuter âprement avec des agents à la frontiers qui n’hésiteront pas à nous taxer nos instruments. On ne parle pas souvent du droit des musiciens à l’international, mais il y a de quoi vous metre une suée ; ajouter à cela une absence de sommeil et un fuseau horaire défavorable, vous obtenez une tournée qui s’entame sous des auspices glauques.

 Mais il n’en fût rien! Le voyage s’est simplement déroulé, sans un poids supplémentaire, sans excédent de bagages, sans qu’on puisse envisage le pire. Comme prévu, le convoi est parti de Blois, comme prévu, il est arrive à l’aéroport Charles de Gaulle.  C’est ma taule, mes désirs y ont des ailes.

 

Alcool Altitude. 

Le vol s'est super bien passé, même les turbulations étaient sympas, câlines et compréhensives. Moi qui n'hésite pas à passer du vert au bleu quand je sens qu'on perd de l'altitude ou qu'on décélère - je vous jure que je sens l'appareil ralentir en plein vol - alors qu'on a même pas dépassé l'Islande, j'étais plutôt calme. J'en profite pour remercier l'hôtesse qui je crois m'a très bien cerné, pour exemple à la moitié du vol alors que je lui demandai un café, elle ajouta : " je peux vous mettre du cognac dedans si vous voulez." Disons que pendant le vol, j’éavias été un peu pressant à demander quelques verres de vins à répétitions. Je me suis ravisé tout de même avant de finir comme un Jean Luc Delarue torse nu qui menace le personnel avec un saumon. Je ne tire pas sur l'ambulance, le pauvre devait avoir ses raisons, mais on ne frappe pas les gens avec un saumon voyons, et dans un avion, on se tient, on regarde un film, on prend des cachets pour dormir. Il faut rester calme, rester maître de ses pulsions. C’est pas un lieu rock and roll, il n’y a ni folie ni ironie : essayer de faire une blague sur la bombe que vous portez dans votre pantalon... et puis pensez à Lynyrd Skynyrd... ce fameux groupe sudiste des Etats-Unis qui était parti sans faire le plein du jet, la bêtise c’est encore rock n’ roll.

 

Douanes Again.  

Cette année, nous partons à sept au lieu de cinq. On emporte avec nous deux recrues supplémentaires : Martin, notre ingé son/garde du corps/nounours, et Kévin, notre créateur lumière/photographe/inspirationcapillaire. Et c'est au passage des douanes que le pauvre Kévin a connu quelques déboires. Les questions en anglais s'enchaînent et il tarde un peu à répondre, rapidement il est placé dans une autre salle, coupé de nous et on lui demande ce qu'il vient faire là, s'il vient travailler. Personne ne se comprend, Kevin baragouine et l’officier mâche un chewing-gum tout en parlant très vite. On va attendre la traductrice, elle arrive dans une demi-heure. Pendant qu'il attend sous l'oeil naturellement froid des gardes-frontières on récupère les bagages et la voiture de location. Tout s'arrange quand la traductrice arrive et tape "APOLLINE" sur internet. C'est un "sésame" pour notre cher Kévin. Pour nous, c’est le début de l’experience à proprement parler. On ne se lâche plus. 

 

 

Cheese, Fries and Gravy. 

On récupère la voiture de location, un char d'assaut blanc, qui nous emporte jusqu'à notre maison pour la semaine, un château en brique rouge avec jardin, quatre chambres et une fresque ahurissante reprennant en toute sobriété le Seigneur des Anneaux. Il est tard pour nous et après avoir posé nos sacs et nos passeports, nous partons en quêtes de nourritures dans les terres sauvages du quartier résidentiel. Suivant les odeurs de fritures et de fromage fondues, nous arrivons à une modeste cahute de quelques centaines de mètres carrés où nous nous procurons le plat officiel de ces contrées reculées : La Poutine ! Imaginez des pommes de terres frites baignant dans une mélasse au goût de viande légèrement carbonisée accompagnées de bouts de fromages qui fait une douce musique lorsqu'on le machouille. You have to try this ! Nous poussons l'expérience jusqu'à l'écoeurement et nous nous pourléchons les babines lorsque Mathieu, notre nouveau guitariste arrive. Il porte dans les bras une caisse marquée "CANADIAN", il en sort plusieurs bouteilles bières et il lance un solennel : " Et si on ouvrait les hostilités " 

 

 

 

 

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